Un amoureux de la nature au comité

Michel Dubois

« J’aime et je connais la nature telle qu’elle est et non pas comme certains citadins la rêve parfois… Si je crois en quelque-chose, c’est bien en sa puissance ! » Ses parents étaient agriculteurs. Il habite Saint-Oyens, son village de naissance, depuis toujours. Michel Dubois est un vrai terrien qui a grandi au contact de l’environnement et les animaux de ferme. « Une enfance spartiate sans salle de bains ni chauffage central mais une enfance heureuse ! » Le Vaudois de 72 ans en garde un bon souvenir. « On faisait les foins avec nos parents, on plantait et récoltait les patates… Les valeurs centrales étaient la famille, le travail et l’entraide et cela m’est resté ! » L’école ? Ce n’était « pas vraiment [son] truc » ! Mais cela ne l’empêchera pas d’avoir une carrière riche et passionnante et même d’être élu municipal en 1998 puis de 2006 à 2019 Syndic de la commune de Saint-Oyens. À 16 ans, l’adolescent de la Côte part passer une année en Suisse allemande. C’est une petite aventure pour lui qui n’avait guère quitté son village jusque-là. À son retour, il enchaine sur un apprentissage de mécanicien en machines agricoles. Une fois son CFC en poche, après son armée, il exerce quatre ans dans la branche avant de devenir sapeur-pompier professionnel à Genève aéroport. L’expérience durera trois ans et l’amènera à bifurquer comme instructeur cantonal professionnel et cadre à la protection civile. C’est dans ce domaine qu’il réalisera d’ailleurs le reste de sa carrière. En 1985, à 33 ans, Michel Dubois rencontre Nicole, qui deviendra son épouse et lui donnera deux enfants, un fils et une fille, respectivement âgés aujourd’hui de 34 et 33 ans. La politique s’invite dans sa vie un peu par hasard. « Je n’étais pas du tout destiné à devenir syndic mais la porte s’est ouverte alors je l’ai poussée… J’avais envie de m’engager pour mon village et cette mission m’a appris la patience et la persévérance. J’ai même été candidat à la députation au Grand Conseil vaudois sous la bannière UDC », explique celui qui a aussi fait un diplôme d’ambulancier et qui a fonctionné comme moniteur des samaritains d’Aubonne et vice président de la section du Cœur de la Côte. L’entraide familiale de Rolle ? Il y est entré comme chauffeur bénévole en 2019 peu après sa retraite politique et a intégré le comité six mois plus tard seulement. Il en reste d’ailleurs le vice-président tandis que son épouse, elle, officie au vestiaire. « La vie est belle malgré les épreuves qu’elle nous réserve et je suis à un stade de ma vie où j’ai encore envie de m’investir bénévolement pour la collectivité», conclut en souriant Michel Dubois avant de caresser du regard sa belle campagne.

Laurent Grabet, Rédacteur en chef du jef
Article paru dans le jef d'août 2024